Le mouvement de libération de la parole sur la question de l’inceste notamment à travers le #MeTooInceste a entraîné une forte activité médiatique et politique. L’école, lieu de vie des enfants et des jeunes, s’est vite trouvée à juste titre mise au centre du sujet : comment prévenir, repérer et accompagner les violences sexuelles et l’inceste ?

A cette question, les réponses, invariables, ont consisté à exprimer le besoin de formation des enseignants. Faisant fi des personnels en première ligne sur cette question, aucun responsable politique, aucun journaliste, n’a évoqué le rôle pourtant essentiel du service social en faveur des élèves.

Sur un autre sujet, celui de la situation préoccupante des étudiant.e.s, là encore, le service social en faveur des étudiants n’est pas cité, inexistant malgré une action quotidienne toujours plus grande.

Plus généralement, le constat est flagrant : chaque fois que l’école est évoquée, notamment sous le prisme des questions psycho-sociales, les services sociaux de l’Education Nationale sont oubliés. Oubliés ? Cela voudrait dire qu’ils sont connus et que leur rôle est identifié. En réalité, les assistant.e.s et conseiller.e.s techniques de service social sont les invisibles de l’école. Peu nombreux, assumant des missions essentielles mais tellement difficiles que l’opinion publique préfère en ignorer la teneur, il est temps que cela cesse !

Parce que les assistant.e.s et conseiller.e.s techniques de service social de l’Education Nationale sont trop souvent oublié.e.s, parce que nous sommes fier.e.s de ce que nous sommes et que la crise que nous vivons impose de placer la question sociale au centre des préoccupations de l’école en s’appuyant sur les professionnel.le.s formé.e.s à cet effet, le SNUASFP FSU interpelle les parlementaires pour rendre visible notre rôle à l’Education Nationale !

Vous en avez marre d’être invisible ? Vous estimez qu’il est important que le rôle des services sociaux de l’Education Nationale soit enfin reconnu à sa juste mesure ? Vous pensez qu’il n’est plus possible que les assistant.e.s et conseiller.e.s techniques de service social soient systématiquement inexistant.e.s ? Plus les élus seront interpelés massivement, plus ils seront contraints de prendre le temps d’écouter ce que nous, assistant.e.s et conseiller.e.s techniques de service social avons à dire sur la situation des enfants, des jeunes et de leur famille.

Alors vous aussi interpelez les parlementaires de votre académie à l’aide de notre formulaire ci-dessous et participez à faire entendre la voix des invisibles !

Le SNUASFP FSU met à votre disposition le formulaire ci-contre pour interpeler les parlementaires de votre académie.

Complétez vos nom, prénom et adresse mail et sélectionnez votre académie, envoyez et tous les députés et sénateurs de votre académie recevront par mail le texte ci-dessous !

Le SNUASFP FSU vous tiendra informé des suites de cette action, n’hésitez pas à nous faire part des retours que vous auriez également, ensemble nous sommes plus fort !





    Madame la Députée, Monsieur le Député,

    Madame la Sénatrice, Monsieur le Sénateur,

    Depuis plusieurs semaines, suite à la parution du livre de Camille Kouchner,  les médias , les radios, relaient la situation des enfants victimes d’inceste.
    Ainsi, comme si cela relevait d’une situation nouvelle, médias, réseaux sociaux, politiques se saisissent du sujet en préconisant des solutions « miracles ». Tous martèlent qu’il faut « former » pour que les professionnels qui interviennent auprès des enfants et des jeunes adultes puissent intervenir. Et ce en particulier au sein des établissements scolaires.

    Savez-vous qu’il existe un service spécialisé en protection de l’enfance au sein de l’Education nationale : le SERVICE SOCIAL EN FAVEUR DES ELEVES (SSFE) ?

    Être au côté des enfants, des jeunes adultes , pour les écouter, recueillir leurs paroles, leurs mots, leurs maux, les accompagner et relayer les situations aux services compétents.
    Être au côté des équipes éducatives, pédagogiques, des familles.
    Être le lien entre l’institution, les familles, les services éducatifs, sociaux, de justice, des services sociaux hospitaliers, médico-psychologiques etc.. qui œuvrent dans le cadre de la protection de l’enfance.

    Autant d’interventions qui relèvent des missions et spécificités de nos services comme détaillées dans la circulaire de mission du Service Social en faveur des élèves. :
    – contribuer à la protection de l’enfance et des mineurs en danger dans le cadre des protocoles et conventions en vigueur et apporter tout conseil à l’institution dans ce domaine.   
    https://www.education.gouv.fr/bo/17/Hebdo12/MENE1709191C.htm

    Ainsi , les assistant.e .s  de service social en faveur des élèves, diplomé.es comme tout.es assistant.e s de service social sont formé .e.s à l’accompagnement psycho social, social et éducatif . Elles/ils sont présent.e.s , en faible nombre, dans les établissement du second degré, accompagnant également les étudiant.es présent.es en lycée, et, à la marge faute de postes , dans le premier degré pour :

    • informer( actions collectives, entretiens individuels) les élèves et leur famille,
    • former et conseiller les équipes éducatives sur la protection de l’enfance,
    • accompagner,  recueillir la parole de l’élève et le soutenir, protéger les enfants et les jeunes adultes exposés aux violences intra et extra familiales, (violences physiques , psychologiques et sexuelles).

    Elles /ils relayent les faits aux autorités compétentes : Procureur de la République, magistrats, services départementaux.

    Elles/ils accompagnent les élèves, les familles dans les démarches et si besoin font le lien avec la brigade des mineurs, les travailleurs sociaux des commissariats ou des gendarmeries etc..

    Il est grand temps qu’enfin nous soyons entendu.e.s et que nos demandes aboutissent .Il est indispensable de renforcer la présence du service social en faveur des élèves au sein des établissements scolaires pour favoriser le repérage, l’accompagnement et la prise en charge au sein de l’institution scolaire des enfants, jeunes adultes, victimes et/ou témoins de violences . 


    Notre organisation syndicale
    majoritaire, le SNUASFP FSU n’a de cesse d’alerter notre ministère de tutelle : il faut donner les moyens aux services sociaux de l’Éducation Nationale en créant massivement des postes pour être réellement présent.e sur l’ensemble des établissements du premier et second degré.


    Il est indispensable de réaffirmer la place de ce
    s services à l’Éducation Nationale faute de quoi il s’agirait d’un véritable abandon pour tous les enfants et jeunes adultes que nous accompagnons et les familles que nous soutenons !

    Nous demandons au ministre de l’Éducation Nationale de reconnaître notre spécificité et de donner les moyens au SSFE, au titre du service public de l’Éducation Nationale, d’assurer nos fonctions et missions dans les meilleures conditions au service des élèves et de leurs familles.  

    Nous demandons aux élu.e.s, où qu’ils/elles soient de prendre la mesure de la situation et de soutenir la présence d’un service social scolaire à  l’Éducation Nationale afin de porter la voix des enfants et des jeunes adultes et de tout mettre en œuvre pour les protéger ! 

    Vous remerciant de bien vouloir entendre et porter notre demande

    Recevez mes respectueuses salutations